lundi, 29 décembre 2008

I'll take you home

 

Pour voir, j'ai relu les notes que j'avais écrit pendant le début de ma première année de cégep. Ça m'a fait sourire et m'a aussi rendue un peu jalouse. Je suis jalouse de celle que j'étais alors, même si ça ne fait pas si longtemps. À ce moment là, j'expérimentais tout, tout était nouveau, différent. Le nombre d'«aventures» que j'ai vécu en si peu de temps! Je veux dire, je me relisais et j'avais presque l'impression de pouvoir écrire de la chick lit à partir de ça. Même, si je me souviens bien, avec Sarah et Joanie on voulait en écrire un, roman de filles, d'après ce qui se passait dans nos vies.

En ce moment, j'ai l'impression que ma vie est placée sur hold. Il ne se passe rien, rien de nouveau en tout cas. Rien qui soit intéressant. Je ne peux plus écrire des posts de deux pages sur ma journée.

«Aujourd'hui j'ai passé la journée à écouter Bones.»

«Aujourd'hui, j'ai empilé des boîtes de casseroles, senti l'haleine puante de vieux monsieurs et souri inutilement au seul client sexy qui est passé et n'a rien acheté.»

«Aujourd'hui je suis restée en pyjama toute la journée.»

«Ce soir, j'écoute mi padre ronfler sur le divan après son match de hockey.»

C'est très passionnant tout ça.

Et je souriais, parce que je serais encore autant excitée à l'idée de Redingote et de sa chemise blanche. Si je ne comprendrai plus jamais pourquoi j'avais pu craquer pour H, je soupire encore en pensant que si Nathan...

C'est rigolo, aussi, de repenser à cette première sortie en bar, à la St-Patrick, de la chance que j'avais eu de ne pas être cartée. Maintenant, c'est mi hermana qui a le problème de la non-majorité alors que toutes ses amies ont 18 ans.

J'espère bien que, dès ce printemps, ça va s'améliorer. Après tout, je compte prendre l'avion et, finalement contre ce qui semble être l'ordre du monde, traverser ce damné océan. Je compte, là-bas, faire exactement tout ce qui me passera par la tête, que ce soit d'aller danser sous la pluie, embrasser un milliard de bâtiments historiques, me promener partout en souriant à chaque personne que je croise, faire du couchsurfing, aller voir la mer, etc.

Ensuite, ce sera le camp de jour. Eh oui, cet été encore, du moins. Parce que j'ai encore des trucs à améliorer. Parce que je veux terminer sur une note quasi parfaite. Parce que je voudrais, pour une fois, être la monitrice «cool». Je veux y arriver, même si ça doit prendre toute mon énergie. Je veux essayer.

Et enfin, ce sera l'UdeM. Un nouveau programme. De nouvelles personnes à rencontrer. Avoir mes meilleurs amis à proximité. Des cours qui m'intéresseront vraiment, je l'espère. De l'anthropologie, du latin, de l'histoire antique. Je veux avoir un prétexte pour lire Hérodote en me croyant tellement intelligente.

Je croise juste les doigts pour que ça ne soit pas des résolutions que je ne tiendrai pas. J'en ai un peu marre de cette peur, de ces constantes barrières qui m'empêchent de faire tout ce que je veux. J'ai déjà commencé à m'améliorer, côté vestimentaire, resterait à étendre ça sur le reste de ma vie.

dimanche, 28 décembre 2008

Stars that I have never seen

Ça m'est revenu en tête hier, après l'avoir plus ou moins oublié. Et puis j'ai cherché le texte que j'avais péniblement écrit à ce moment, à travers les mouvements du wagon de métro.

Le 3 novembre dernier, il y avait dans le métro une nouvelle expérience pour moi. J'ai hésité à l'idée de mettre ça ici, mais si je commence à hésiter avant de mettre des trucs de ce genre sur mon blogue, alors que je me censure déjà assez pour toute sortes de raisons, je ne vois pas pourquoi je devrais continuer à bloguer dans le non-anonymat dans lequel je suis présentement. Autant tout virer si je ne peux pas parler de ça ici, en plus de tout le reste.

Je vous avertis, c'est écrit dans le métro, entre deux stations et ce n'est ni très clair, ni très étoffé, ni très bien construit. Ça a au moins l'intérêt d'avoir été écrit dans le feu de l'action.

Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, j'ai été attirée par une fille. Une vraie fille. Elle avait un je-ne-sais-quoi qui faisait que je n'arrivais pas à détacher mon regard. Un petit quelque chose perdu entre son épaisse tignasse auburn et frisée, son bérêt en crochet noir, ses lunettes carrées et sa peau de porcelaine. Un petit quelque chose qui avait peut-être un lien avec ce sourire en coin qu'elle avait sur les lèvres, comme si elle repensait à un beau souvenir.

C'était comme avec ces beaux/intéressants gars que je croise parfois, qui me donnent mystérieusement l'envie de me lever et d'aller leur dire «Je ne te connais pas, mais voilà, tu m'attire».

Je ne suis pas choquée à cette idée, l'idée d'avoir été attirée par une fille. Je crois fermement que tout le monde possède ces deux orientations sexuelles en eux, simplement à des degrés divers. Et il se trouve que j'ai trouvé une fille qui était assez spéciale pour que je la remarque. Je ne crois pas que ça fasse de moi une bisexuelle. Je crois que cette attirance était à moitié artistique. J'aurais voulu pouvoir la dessiner, nue de préférence. (J'suis pas perverse pour autant, non? Vouloir dessiner nue une inconnue du métro?)

C'est quand même rigolo, je me doutais bien que ça arriverait un jour, je me demandais juste quand.

Et puis j'ai dû arrêter, parce que bon, le mal des transports m'avait rattrapée. Ça m'a trotté dans la tête durant toute la semaine qui a suivi et je revois encore son visage, ses incroyables cheveux et son manteau bleu royal.

Je veux dire, ça n'avait rien à voir avec les autres jolies filles que je croise. Je les regarde, avoue qu'elles sot belles ou intéressantes, mais sans plus. Là, c'était différent, je sentais cette tension, comme avec certains gars, et je n'arrivais pas à soutenir son regard. J'ai même rougi, si je me souviens bien. Totalement inattendu.

Voilà, c'est tout.

 

 


Découvrez Superbus!

 

mardi, 23 décembre 2008

We are due for a party, where on earth do we start?

-11 cadeaux enveloppés (et un encore à faire)

-Une trentaine de biscuits bonzhommes de neige (j'ai pas compté)

-38 biscuits-sandwichs bananes et chocolat (j'ai compté)

-Une trentaine soixantaine de biscuits choco-menthe à faire faits

-7 boîtes à biscuits

-Un tas de vêtements rangés

-Un tas de vêtements encore à ranger

-2 robes jolies que je meurs d'enfiler

-5 chansons de Noël que je peux encore supporter (le reste me donne des envies de meurtre)

-6 bouteilles achetées du meilleur thé glacé au monde

-1 tasse de pur bonheur (aka thé Lady Grey)

-1 plateau absolument impossible à trouver

-Une chambre, une cuisine, une salle à manger et un bureau à nettoyer

-30-40 cm de neige

-Une demie journée pour tout terminer

Je balance entre l'excitation, la fatigue et un envie tenace de m'arracher les cheveux de désespoir. Vive le temps des fêtes!

Aussi, je réalise que j'ai peut-être une famille très cool, au fond. Bon, je le savais déjà, mais réaliser que certains de mes amis préfèrent fêter ailleurs que dans leur familles respectives, ça fait un choc. Je pensais pas que ça se pouvait. Je veux dire, j'adore mes cousins et je voudrais pas rater une des quatre fois qu'on se voit dans l'année. Pour moi, Noël c'est obligatoirement familial, je me sentirais sauvage de faire autrement.

En même temps, je suis un peu triste. Je veux dire, j'aurais aimé ça pouvoir y aller, à ce party, tsé, avec ma vie sociale dangereusement proche du niveau zéro...

Noël, ça devrait durer 4 jours, ou bien on devrait pouvoir se dédoubler.

 

 

PS: Aurai pas internet avant au moins 4 jours. (Ouh la la, je vais mouriiir!) Même si je me doute bien, chers mollusques, que vous aurez des trucs bien plus passionnants à faire que de traînasser sur mon ptit blog en ce temps des fêtes, attendez-vous pas à ce que j'écrive.

lundi, 22 décembre 2008

Mais c'est pas la faute du temps

 

Chocolat chaud-guimauves à la main, je regarde la neige s'accumuler sur le rebord de la fenêtre, avec l'impression de lentement être enterrée vivante sous des tonnes de neige.

Sourire.

 

 

dimanche, 21 décembre 2008

Who I really am

 

Ai adoré marcher dehors ce soir. Sincèrement.

Dehors, il y avait la neige dont le niveau grimpait presque à vue d'oeil. Dehors, il y avait la neige qui tombait tant que j'avais l'impression de la respirer autant que l'air. Dehors, il y avait une température toute douce.

Virgile à plein volume dans les oreilles, je me suis lancée à l'assaut des bancs de neige et des rues non déneigées avec un immense et inattaquable sourire aux lèvres.

Du blanc partout, au-dessus, au dessous, partout autour de moi. Partout. Tellement, tellement de neige. J'en gambadais presque.

Et, descendant la côte, cet irrépressible rire qui s'échappait. Parce que, vraiment, j'adore la neige en décembre.

Plus loin, j'avais même de la neige jusqu'aux genoux. Alors j'ai arrêté la musique. Pour mieux apprécier le silence, cette caractéristique des tempêtes de neige où tous les sons, à commencer par le crissement de mes pas, sont comme assourdis. Où on est dans une espèce de bulle blanche, un cocon doux où rien de désagréable ne peut nous atteindre.

J'aime les tempêtes de neige quand la température est clémente. Non, je les adore. Ces tempêtes où, le soir, personne ne sort de chez soi, ce qui me laisse l'obscurité.

Les pieds dans la neige, la neige partout sur moi, tout ce que j'arrivais à penser, c'était «Je t'aime!». Avec un sentiment de bonheur qui explosait dans ma poitrine. Et rien ne pouvait m'atteindre.

 

 


Découvrez Kanye West!

 

vendredi, 19 décembre 2008

Even if the world falls down today

Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, excitée comme une puce, je vous annoncerais, chers mollusques, que maintenant je suis une brunette... et pourtant c'est le cas.

Me voilà avec la version Moon des cheveux d'Alice. Hiiii!

 

 


Découvrez The Rolling Stones!

 

lundi, 15 décembre 2008

Et presque rien presque rien

 

J'avais commencé un très long résumé de ma fin de semaine, mais finalement je préfère y aller court. Alors en gros, jeudi soir, vendredi et samedi matin, j'étais chez Gwen, toute satisfaite d'avoir enfin une vie.

-On a fait du pain, provoquant chez moi un total trip Auny que personne à part moi ne peut vraiment comprendre.

-J'adore dormir sous trois couvertures de laine.

-Se réveiller le matin et voir la neige qui tombe est une merveilleuse manière de commencer la journée. En décembre, du moins.

-J'aime Montréal, vraiment. Tout était trouvable à moins de 20 minutes de marche.

-Les gens qui utilisent leur voiture en ville l'hiver sont débiles. Ou adorent particulièrement pelleter.

-Faire cuire des pancakes est une activité super relaxante, j'adore ça.

-J'ai trouvé du miel en rayons après plus d'un an de recherches, moi heureuse.

-David est dégoûtant, mais sait alimenter les conversations.

-Je respecte le végétalisme, mais c'est sacrément compliqué.

-Les jouets pour enfants sont devenus tout bonnement effrayants. (Brr, le lapin cache-cache...)

-Voir un chaton en cage, ça me brise le coeur.

-J'ai enfin trouvé des converse (d'une autre marque, mais on s'en fout!), super jolies et pas chères du tout, j'suis que trop heureuse.

-Amusant, me faire dire que j'ai du phone sex avec Nathan.

-Je n'ai jamais été le Polonais et en plus j'ai profité d'une part du génial gâteau au chocolat Première Moisson. Joie. ^^

-Je ne sais pas si c'est toujours comme ça, mais j'ai trouvé que les pénis du jeu de cartes étaient vraiment, vraiment laids. Les mecs à qui ils appartenaient aussi, d'ailleurs. Je ne peux pas prédire comment ça va se passer, mais je pense qu'à ma première fois, je vais essayer de ne pas trop regarder. Comme l'accouchement, quoi! (J'adore les bébés, mais un bébé qui sort du ventre de sa mère, suivi du placenta, c'est dans les choses les plus affreuses que j'aie vu.)

-La lumière de la lune qui brille sur les branches d'arbre recouvertes de verglas, c'est magnifique.

-Les beaux vitreaux de l'église, puis les deux garçons qui glissaient sur les marches du parvis. Sourire.

-J'aime le quartier de Gwen, parce qu'il y a des enfants partout.

-J'aime ma banlieue Flashwoodienne quand tout, même les rues, est recouvert de neige encore blanche.

-Et finalement, revoir Gwen, ça n'a pas de prix. ^^

 

 


Découvrez Tomas Jensen!

 

lundi, 08 décembre 2008

Dance dance

Ah, oui. Au fait.

Nico a gagné, wouhou!!

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Just try your best

 

De nos jours, se prendre un rendez-vous dans une clinique, c'est pas pour les faibles. Il faut avoir avec soi de la patience et de la persévérance. Il faut savoir se dépasser.

Bon, j'exagère peut-être un peu, mais ça a été toute une aventure.

La clinique où je vais fonctionne d'une façon particulière. Plutôt que d'attendre des heures dans la salle d'attente avec le vague espoir de voir un médecin avant qu'il ne soit 2 heures du matin, on doit appeler à partir de 8h pour se prendre un rendez-vous dans la journée.

Ça paraît simple, mais non. Je suis persuadée que c'est une lutte acharnée qui s'organise à la centrale téléphonique. Vendredi, j'ai commencé à téléphoner à 8h pile, pour enfin avoir la ligne (c'était toujours occupé) à 8h15. Verdict? Toutes les plages de rendez-vous sont prises, see you next time. J'étais passablement frustrée, laissez-moi vous le dire.

Alors aujourd'hui, j'ai commencé deux minutes plus tôt. Ça n'a pas changé grand chose, mais à 8h10 j'avais une ligne. Défaitiste, je me dis que ça va encore faire comme la dernière fois, mais non! Une réceptionniste à l'air fatigué me répond et m'assigne un rendez-vous à 12h!

Je n'arrive toujours pas à y croire. Genre, c'est pas possible cette chance, sûrement que la foudre va me tomber sur la tête bientôt. Clair.

N'empêche, j'ai vaincu le monstre!

vendredi, 05 décembre 2008

I found a place so safe

 

Moi fâchée.

Et je me suis aussi rendue compte que les délires imaginatifs d'enfance sont souvent pire que la réalité.

Me suis tapé l'écoute de Blair witch project. Quand j'étais petite, un moniteur de camp nous avait conté l'histoire au fond d'un teepee et ça m'avait traumatisée. Du coup, j'avais jamais osé voir le film pour pas en pisser dans mon froc.

Ben, j'ai affronté le monstre aujourd'hui, et j'ai simplement été ennuyée. C'était vraiment nul, avec rien d'effrayant. J'ai même sauté des passages tellement c'était plate.

J'ai été plus terrifiée en allant aux toilettes la nuit en camping, c'est dire. (Bon, okay, faut avouer que dans ces cas-là j'étais réellement terrifiée...) Genre, mais qui va aller vraiment se perdre dans les bois, jeter sa carte et ensuite entrer dans une maison aux trois-quarts en ruine qui menace de s'écrouler à tout moment? Et puis, sérieux, je crois que les sorcières, si elles existent, ont des trucs plus intéressants à faire que d'attendre que des étudiants stupides entrent dans la forêt pour les tuer. Et puis merde, on la voit même pas la foutue sorcière! Le seul moment du film (dans les derniers 30 secondes, grmbl) où j'ai eu un peu d'appréhensions, c'est à la fin quand la caméra tombe par terre. Je me disais «bon, alors ils vont nous montrer une forme sombre terrifiante pour nous faire faire le saut et ce sera tout»... eh ben y'a même pas de forme sombre! Juste le mur sale et le plancher sale.

Je suis bien contente de pas avoir payé pour ça, tiens.

Du coup, à ce rythme je pourrai bien voir ce film avec la fée des dents que le simple résumé raconté par une amie, assorti du trailer, avait réussi à me donner des cauchemars.

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