lundi, 23 février 2009

(silence)

Je suis nerveuse. Diablement nerveuse.

Le vol a été retardé, vive la neige. Genre, je savais TROP que ça allait arriver. Tout n'était pas pour être parfait, voyons donc! Bon, je ne suis pas fâchée non plus, parce que ce nouvel horaire va grandement faciliter mon trajet de bus, dont la durée vient de diminuer de moitié, c'est pas mal!

C'est drôle de voir comment tout le monde autour de moi qui sont pratiquement plus enthousiastes que moi. Entre mon oncle qui prévoit faire des desserts au sirop d'érable et ma soeur qui rageait de pas pouvoir nous voir cette semaine, je me demande où je me situe, dans l'échelle d'excitation. Je ne sais pas trop, je suis tellement nerveuse à propos d'un tas de trucs (dont le «mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir se dire?» n'est pas le moindre) que je ne sais même plus si je suis heureuse. Bah, je le suis très probablement, puisque je ne suis pas malheureuse, mais c'est comme si la boule dans mon ventre dévorait toutes les émotions autres que le stress. Arf, pas bon pour mon eczéma, ça.

 

(Hum, j'allais dire que je devrais faire comme la choupignounne chatonne à côté de moi et prendre la vie plus relax, mais en ce moment précis elle se lèche le cul, alors j'ai des doutes...)

dimanche, 22 février 2009

It's gonna take a lot to drag me away from you

Mal dormi.

Nan, en fait, j'ai pas si mal dormi que ça. Juste, j'ai eu un sommeil de rentrée de classe, je sais pas si vous l'avez déjà expérimenté...

Ça m'a pris une éternité à m'endormir et la première chose que j'ai su ensuite, c'est que c'était le matin et que j'étais réveillée une heure avant mon réveil-matin. Avec une grosse boule dans l'estomac.

Dire que je ne suis pas nerveuse serait mentir. Dire qu'hier je n'ai pas piqué ma crise «pré-départ» (une crise de stress qui a toujours lieu la veille au moment où je fais mes bagages, c'est inévitable) serait mentir aussi. J'ai l'impression d'être une énorme boule de nervosité. Mais c'est normal, je crois. Je crois aussi que demain sera encore pire, alors j'essaie de me calmer et de relativiser un peu.

Je ne dois pas laisser la nervosité prendre le dessus sur l'enthousiasme.

Mon sac à dos rose est bien rempli, j'ai 25 beignes frais d'hier soir dans une boîte. Ils sont délicieux, d'ailleurs, mon ajout de cannelle à la recette s'est avéré une bonne idée.

Numéro de vol, adresses, horaires de bus, c'est tout noté sur une feuille. Mon budget est fait. L'horaire de la semaine aussi. J'ai aussi noté les activités et les heures de ce que je veux faire à la Nuit Blanche. Satan et Freyja sont chargés. J'ai laissé tomber Elisabeth-photo, parce qu'elle fonctionne vraiment trop mal ces temps-ci. (Je soupire à l'idée de devoir m'acheter un nouvel appareil-photo, j'ai vraiment pas besoin de cette dépense supplémentaire ces temps-ci...)

Tout va bien aller, y'a pas de raisons que ça fonctionne pas. Hé, ça doit faire un mois que je prépare ça!

En plus, y'annonce au moins 10 cm de neige.

mercredi, 11 février 2009

Little princess in a terrible mess

Hi-la-rant.

Je m'ennuie, alors je me dis «pourquoi pas faire des testalacon? Ça fait longtemps...» Et je tombe sur le test What role do you play in a fairy tale?

 

Haha, alors qu'on pourrait croire qu'avec mes antécédents, je décroche le titre de princesse ou, du moins, de marraine la fée... et ben non!

Moi, chers mollusques, je suis le fidèle destrier...

 

«You are the side-kick, always reading to hand the prince the tool he needs, or carry him far across the land on your back. You are helping save the princess as much as he his! So why don't you ever get any thanks? You need to come out of the shadows once and awhile. You are quiet and nice and very trustworthy. Just to shy! Bump someone out sometime and get that spotlight!»

A palmful of stars

Petit questionnaire piqué chez Armalite.

 

Plutôt corne ou marque-page ?

Ma conscience me dit d'utiliser des marques-pages, mais je finis toujours par plier les coins de page, c'est un réflexe malheureusement trop bien ancré.

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Ce sont les cadeaux que je préfère, parce que souvent il s'agit de livres que je n'aurais pas nécessairement lu par moi-même et ça permet de belles découvertes... et s'il s'agit de bouquins que j'ai demandé, ça m'évite de trop dépenser, alors je ne vois que des avantages!

Lis-tu dans ton bain ?

Nan, des plans pour que j'échappe le livre dans l'eau et ça, ça serait terrible.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui, évidemment. Sauf qu'au rythme où avance le projet, je crains bien qu'il ne voit jamais le jour...

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Dans certains cas, j'adore...alors que dans d'autres, c'est plus une déception qu'autre chose. Par exemple, pour Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Anne of Green Gables (et d'autres) ça a marché. Je veux dire ici que l'inspiration de l'auteur ne semblait pas s'effilocher d'un livre à l'autre, ce qui me faisait retrouver les personnages avec plaisirs à chaque nouveau tome. Cependant, chez certains auteurs la création de nouveaux volumes semble être uniquement pour gagner plus d'argent, parce qu'on peut clairement sentir qu'ils étirent la sauce ou bien tombent dans des excès complètement ridicules. Je peux citer en exemple ici Les Chevaliers d'Émeraude, que j'ai cessé de lire après qu'un des personnages masculins ne devienne enceinte. Le même schéma se répétait d'un livre à l'autre, devenant beaucoup trop lassant.

As-tu un livre culte ?

À froid comme ça, j'hésite entre La nuit des temps, de Barjavel, et L'Aveuglement, de José Saramago. Mais je dois aussi avouer que Le Chardon et le Tartan, de Diana Gabaldon, m'a terriblement marqué, à sa façon, même si c'est loin d'être un «classique»...

Aimes-tu relire ?

Les livres que j'ai le plus aimé, oui. La deuxième lecture m'apporte souvent un deuxième point de vue, me permet de voir des détails que je n'avais pas nécessairement remarqué la première fois.

Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l’on a aimé ?

Trop intimidant. Je ne sais pas, une fois j'ai voulu (au Salon du Livre) exprimer mon amour de Cassiopée à son auteure, mais je n'ai pas réussi à trouver les bons mots. Faut dire aussi que causer ne fait pas partie de mes talents. Je préférerais mille fois plus correspondre avec mes auteurs favoris que de les rencontrer en vrai. (Aaah, si je pouvais écrire à Lucy Maud Montgomery!)

Aimes-tu parler de tes lectures ?

Mystérieusement, je préfère discuter en personne des mérites de tel ou tel livre, plutôt que d'en faire la critique par écrit. Mais oui, lorsqu'un livre me plaît, j'aime pouvoir en parler à tout le monde.

Comment choisis-tu tes livres ?

Parfois ce sont des critiques qui m'ont accroché dans un magazine ou un journal, souvent c'est parce que quelqu'un m'en a parlé, ou alors c'est parceque le titre ou la couverture ont attiré mon regard et que la quatrième de couverture s'est avérée intéressante.

Une lecture inavouable ?

Il y a bien sûr Twilight, mais d'un autre côté j'ai déjà beaucoup trop avoué cette lecture pour la qualifier d'inavouable. Aussi, contrairement à certains, je n'ai pas honte de me taper de la chick lit, ni des Harlequins, ni des trucs mauvais comme les Animorphs. Alors, ben, je ne sais pas trop quoi répondre...

Des endroits préférés pour lire ?

Évachée sur un fauteuil confortable, couchée sur un lit, sur la plage.

Un livre idéal pour toi serait ?

Très très long, et passionnant du début à la fin.

Télé, jeux vidéo ou livres ?

Livres. La télé passe très loin derrière lorsque j'ai un bouquin intéressant dans les mains. Et les jeux vidéos n'ont jamais assez fait partie de ma vie pour que j'y pense vraiment.

Lire et manger ?

Absolument! Quand je tombe en mode zombie face à un bon livre, je ne le lâche pas. Du coup, il m'accompagne pendant les repas, aux toilettes, dans mes déplacements. Ce serait perdre du précieux temps de lecture que de m'arrêter pour une chose aussi triviale que la nourriture...

Lecture en musique, en silence ou peu importe ?

Peu importe. De toute façon, quand je lis je n'entends plus rien autour de moi. Avec de la lumière, je pourrais lire dans une discothèque ou sur un chantier de construction!

Livre électronique ?

Si je n'ai pas le choix, mais je n'aime pas ça. Ça fait mal aux yeux, on ne peut pas le traîner partout et, en somme, c'est beaucoup moins agréable.

Le livre te tombe des mains, aller jusqu’au bout ?

Un jour peut-être, mais si des livres plus intéressants (ou plus faciles à lire) passent sur mon chemin, je n'hésite pas à abandonner celui dont la lecture m'enthousiasme moins.

Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis ?

J'adore prêter des livres et en emprunter. Ce serait bien trop triste si les livres étaient condamnés à n'être lus que par une seule personne!

As-tu des livres dédicacés ?

Oui, mais de moins en moins parce que je ne lis plus vraiment d'auteurs québécois... du coup, ça devient un peu dificile de faire dédicacer mes bouquins favoris.

Tu lis quoi en ce moment ?

Emma, de Jane Austen, me résistant toujours autant, je prévois commencer la deuxième partie du Comte de Monte-Cristo, à moins que je termine Brisingr, tome trois d'Eragon...

lundi, 09 février 2009

With the sound of its beating

Je suis amoureuse du fleuve, ça je vous l'ai déjà dit.

D'ailleurs, je l'avais dit après une expérience plus que semblable. Ben ouais, quatre ans plus tard, je suis retournée au Massif et ai pu reprendre ma relation torride avec l'amour de ma vie.

Ce que j'aime du Massif, malgré le froid que, semble-t-il, je ne peux éviter nulle part, c'est que la descente est de deux à mille fois plus longue que sur les autres montagnes. Le chalet du sommet est exceptionnellement propre. Il y a de la mousse à caribou qui pousse sur les arbres. La Charlevoix, piste de course officielle, est tellement trop cool à descendre... du moins, les deux-tiers du bas, parce que le haut était fermé et de toute façon j'aurais tout de même pas affronté du trois losanges noirs.

Mais tout ça, c'est foutument rien. C'est tellement rien en comparaison du fleuve. Le fleuve qui est partout, immense, magnifique. De partout où je descendais, je pouvais toujours le trouver. Dans certaines pistes, c'était l'impression de plonger directement dedans. L'impression de voler.

Je devais me rappeler régulièrement de regarder la piste, mon regard était continuellement attiré vers le panorama.

Avec l'adrénaline de la descente, le vent et ça, venait l'envie irrépressible de crier de joie. De crier et crier encore. Hurler au vent pour n'être plus si minuscule. Échapper à la condition de petite fourmi. Hurler le bonheur qui me sortait de tous les pores de la peau. Parce que rien n'a changé et pourtant tout est différent.

Rien n'a changé parce que j'aime toujours autant le fleuve. Parce que sa vision m'émeut tout autant qu'avant.

Parce que l'espoir, bien qu'il soit d'un autre genre, pétille toujours en moi.

Tout est différent parce que cette fois, ce sont des certitudes que j'ai. Ce n'est plus de l'attente, c'est de l'excitation, de l'appréhension. Une raison supplémentaire de crier de joie.

vendredi, 06 février 2009

Who you're gonna fight for

Top 3 top 5 des héros de BD/DA sexy

Okay, c'est une chaîne mais on s'en FOUT. Parce que si je dois attendre, genre, je la recevrai jamais. Beuh.

Aaalors.

En cinquième, c'est Dimitri, du film Anastasia. Okay, j'ai dû fair des recherches google pour retrouver son nom, mais ça a trop été l'amour de ma vie quand j'étais petite. Avec ma meilleure amie, on avait dû lui inventer un jumeau pour pas qu'il y ait de chicanes entre nous. Que voulez-vous, c'est la faute aux cheveux. Aaah, cette coupe de cheveux me faisait trop craquer.

Dimitri_goodbye.sized.jpg

En quatrième, Yue, de Cardcaptor Sakura. Je veux dire, il a les cheveux longs, des ailes et il tire son pouvoir de la Lune. Duh!

Yue.jpg

En troisième position, c'est Tuxedo Mask, dans Sailor Moon. Oui, j'ai des goûts manga de merde... et alors? Un mec en smoking, c'est sexy, bon. Surtout quand il arrive toujours à point nommé à la façon Euripide.

tuxedo mask.jpg

En deuxième position.... Le prince Eric! C'est tellement le plus sexy des princes de Walt Disney. D'accord, il se fait hypnotiser comme un gros con par Ursula, mais il rattrape son erreur et lui transperce le coeur avec une proue de bateau au beau milieu d'un tourbillon géant. (Ce qui implique que sa chemise blanche devait être mouillée, mmm...) Si ça c'est pas sexy...

Prince_Eric.jpg

Et, enfin, mon top, j'ai nommé Tamahome! Aaw, ça a été une centaine d'épisodes de bonheur durant ma période Fushigi Yuugi, l'an passé. Genre, oh, même quand il se retrouve humain avec un autre nom et amnésique, il aime encore Miaka. Trop d'accord avec elle, d'ailleurs, quand elle manque de tomber dans les pâmes la première fois qu'elle le voit avec des vêtements modernes.

tamahome1.jpg

Voilà, c'est tout. Et, pour briser ce foutu règlement de caca qui dit qu'une chaîne ça se passe juste à trois personnes, ben moi je dis que je la passe à tout le monde. Et je fonde officiellement le front de libération des chaînes de blogues.

 

EDIT: J'ai bien failli mettre aussi Peter, Mohinder et Sylar, mais je me suis dit que, même s'ils ont fait des comics de Heroes, c'était pas vraiment des personnages de BD... dommage.

mardi, 03 février 2009

The camera can't see

Trop trop trop drôle.

Trop.

Avant Noël, j'étais au Zellers et j'ai rempli un coupon pour un concours débile qui consistait à gagner une «séance photo 20 minutes/5 poses», en me disant que, de toute façon, je gagne jamais.

Pouhahaha! Ils m'ont téléphoné hier.

J'ai rendez-vous mercredi.

Ce sont mes grands-parents qui vont être contents...

lundi, 02 février 2009

Oh freedom is mine

Comme à chaque fois que je quitte mon pathétique ennui sherbrookien pour la Grande Ville, j'ai passé une fin de semaine de fous. Mais j'adore ça!

Tout a commencé par un souper/party avec bouffe asiatique chez Gwen. À cause de mes complications de transport (et de manque de frigo) j'ai dû me contenter d'apporter des fortune cookies et des noeuds papillons au miel et chocolat. À mon arrivée, je suis plutôt intimidée par la quantité de gens qui me sont totalement inconnus par rapport au nombre de visages familiers, mais je me retrouve rapidement en train de faire des rouleaux impériaux en compagnie de deux filles super sympas, alors tout s'arrange.

La nourriture était super bonne et j'ai l'occasion de danser la macarena avant que Nathan n'arrive. Là, comme il est fatigué, on se réfugie dans la chambre de Gwen avec des cravates sur la poignée de porte. (Dont j'ai appris sur le moment la signification alors que, selon Nathan, il faut être extra-terrestre pour ne pas savoir ça...) (Ben ouais, en fait je viens d'Uranus.) Rapide démonstration de Guitar Hero sur DS où, malgré mes heures de pratique, Nathan me bat encore... de la main gauche! Après un moment je nous trouve plutôt malpolis de rester enfermés comme des sales méchants asociaux, je parviens donc à convaincre Nathan de sortir affronter sa haine contre ce qui semble être la population entière ou presque. Petit cours sur la règle 25. Ensuite, on décide de se faire des vodka-jus d'orange après avoir eu la permission d'utiliser l'alcool caché dans le congélateur. Après m'être jurée de terminer tous mes verres avant Nathan (stupide orgueil féminin qui dit que je devrais être capable de boire comme un mec...), j'ai dû capituler au troisième où il m'a pris par surprise. Ensuite, ben, j'ai abandonné parce qu'un quatrième aurait compromis mes chances de me réveiller en forme le lendemain. Après ça on a dû rentrer pour attrapper le dernier métro. Où on a eu la chance miraculeuse de croiser le frère de Nathan et sa voiture, parce que sans ça je faisais clairement pipi dans mes culottes... J'ai vraiment trop une vessie de ptite souris, c'est décourageant.

Discussions jusqu'à 3h du matin. J'adore ça!

Levés vers midi, on se rend sur St-Denis pour chercher le tome 2 de Maliki au Planète BD, où je trouve, joie, le tome 2 des comics de Heroes. Il est, comme le tome 1, hors de prix mais tellement bien dessiné que je ne peux évidemment pas résister. Dîner à La Popessa, où je me prends des nouilles sauce cajun au poulet vraiment bonne. Retour vers le métro en passant par ce magasin où ils vendent des sacs Sumo. Nathan me parle de son doctorat qui approche vitesse grand V et de son futur emménagement en appart. Je suis découragée parce que la fin de mes études n'est pas près d'arriver et que, même si j'avais l'argent pour ça, l'appartement non plus.

Ensuite, je rentre chez mi madre où je mets en pratique ce qui semble être un mystérieux don des casses-têtes. Pour que Madame Mère se montre impresionnée, c'est qu'il doit vraiment y avoir quelque chose. Alors hop! Un nouveau talent complètement inutile à mettre dans la liste.

À 21h, j'étais supposée avoir un rendez-vous avec d'autres moniteurs de Flashwood, pour se rendre jouer au laser une grande partie de la nuit. Arrivée au point de rendez-vous, personne. On attend pendant quinze minutes et aucun signe d'âme qui vive. Sur le coup, j'ai vraiment peur d'avoir mal compris et que finalement ça ait été durant la journée. On rentre et, découragée, je me mets en pyjama pour écouter la fin de Grey'a Anatomy. Surprise, Trombone téléphone et annonce qu'elle m'attends devant la porte. Finalement, je n'avais tout simplement pas reçu le mail qui annonçait le petit changement de programme. Course pour m'habiller.

Le laser, c'était chouette... les trois premières parties. Puis, la fatigue accumulée des derniers jours a commencé à me tomber dessus et je ne voyais plus trop l'intérêt de tirer sur des gens qui me tiraient dessus beaucoup plus souvent. Peut-être que je me serais plus amusée si j'avais été en compagnie de mi hermana ou de Nathan, par exemple.

Le dimanche matin, levée tôt parce que je devais attraper le premier bus pour cause de réalisation d'un point sur ma liste, soit celui de participer à une séance de Free hugs. En plein stress, je suis parvenue à trouver, dans un recoin caché du sous-sol, de quoi me fabriquer une pancarte. C'est que j'avais la pression, puisque Gwen avait affirmé que j'aurais sûrement la plus belle. Du coup, je pouvais pas les décevoir...

Arrivée à Berri, je ne peux pas les rater. Plus nombreux que ce que je pensais, il semble que la foule entière les regarde d'un air étonné. Au début je suis plutôt intimidée, mais avec toutes ces personnes –vraiment sympas, en passant- présentes, le syndrome Sortilège me prend, grandement aidé par cet adorable petit garçon qui a décidé que, de tout le monde présent, c'était à moi qu'il le donnait, le câlin. Surtout que rien ne m'oblige à crier «câlins gratuits!» à de vieux monsieurs dégoûtants si je veux pas, alors il n'y a pas de pression.

Ce qui est drôle, c'est qu'autant certaines personnes ne comprennent tout simplement pas de concept ni l'intérêt de la chose, autant d'autres se montrent très enthousiastes, comme cette bande d'ados qui nous ont pratiquement sautés dessus. Cependant, rien ne surpasse les enfants. Tellement adorables qu'on se battait presque pour savoir qui pourrait leur donner un câlin.

Après quelques heures, bien que ce ne soit pas mon cas, la plupart sont fatigués alors on décide de rentrer. Je suis Gwen chez elle avec quelques autres. Là, thé à l'honneur. J'aide un peu Gwen a préparer une soupe aux légumes (qui s'est avérée délicieuse) et ensuite l'écoute de Planet Earth est compromise par le Super Bowl, que je suis bien contrainte d'écouter jusqu'à ce que je doive m'en aller vers mon allo-stop.

(D'ailleurs, Gwen, tu devais bien rigoler quand ton équipe a gagné... leur costume reste quand même plus laid.)

En rentrant chez mi padre, et pour couronner un peu plus cette géniale fin de semaine, ai reçu une bonne nouvelle qui m'a annoncé deux semaines d'un régime semblable, dans trois semaines exactement. Hâte.

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