mercredi, 07 janvier 2009
Even though you're vermin
Y'a un truc cette semaine que j'ai trouvé drôle.
Dans la vie, il y a des gens (par exemple mon assistante-gérante, mais c'est une autre histoire) qui parlent sans réfléchir.
Ben, moi j'ai découvert que je réfléchis sans parler.
Je m'explique.
Je suis à la caisse et il y a une cliente qui arrive, avec ces fleurs en tissus oranges, jaunes et roses. Ça fait super joli, le bouquet coloré sur le comptoir. Du coup, je pense ça dans ma tête comme si je le disais à la fille. Puis, j'imagine vaguement sa réponse et je pense aux autres répliques que je dirais. C'est après un petit moment de cette situation que je réalise qu'en vrai, je n'ai même pas dit bonjour à la cliente et que je dois avoir l'air vraiment bête. Alors que, dans ma tête, on était presque rendues meilleures copines!
Weird. Je veux dire, dans les livres et les films, on voit souvent le personnage qui pense quelque chose tellement fort qu'il le dit à voix haute.
Mais dans mon cas, c'est carrément le contraire. En y repensant, j'ai réalisé que ça m'arrivait souvent, même.
J'dois avoir quelque chose de déréglé.
20:04 Publié dans Le royaume des cossins quétaines | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 25 octobre 2008
And you just can't stop my knife and fork
Pendant que j'étais occupée à égoutter mes pâtes dans la trop jolie passoire rouge que je me suis déniché, je me suis mise à penser à tous ces petits achats que j'ai fait ces derniers temps en vue d'avoir une cuisine à moi. Chacun d'entre eux m'a été utile, ou presque, jusqu'à date. Je ne mange pratiquement plus que dans mes assiettes lapin, je prends ma soupe dans mes petits bols à riz, avec mes cuillers asiatiques. Je bois du thé/tisane qui provient de ma boîte de pirate. Et je songe à tout le reste de ce que je veux me procurer. Les verres, la mignonne coutellerie à 50% dont le modèle s'appelle, comment résister?, Louvre. Je rêve de manger sur les super napperons rayés flashy. Je soupire d'envie à chaque fois que je passe devant les planches à découper en bois, le jeu Serpents et échelles en verres à shooter (oui oui, bon, inutile mais cool), la théière rayée, les tasses kitsch, même les cuillères de mesure! Et je ne parle pas des bols à mélanger (malheureusement trop chers pour moi) de toutes les couleurs.
C'est comme une espèce de frénésie qui s'est aussi propagée parmi les autres vendeuses. Parce que lundi, on va enfin pouvoir toucher notre 20% de rabais sur tout en magasin, soldé ou non.
Dire qu'il y a pas si longtemps, ça m'aurait laissée indifférente. Là, je frétille presque d'impatience comme un enfant la veille de Noël. Sérieux, j'ai même commencé à mettre des trucs de côté!
C'est ça, vieillir?
20:21 Publié dans Le royaume des cossins quétaines | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 21 octobre 2008
You don't have to sell your body to the night
C'est drôle, je commence à voir les différentes catégories de clients.
Il y a les gentils, ceux qui te disent bonjour, sourient et te demandent même si ça va bien. Le problème, c'est que souvent eux ce sont juste des senteux qui vont rien acheter.
Il y a les décidés, ceux qui entrent, spottent une vendeuse et demandent aussitôt où se trouve telle ou telle chose.
Il y a les contradictoires, ceux qui te disent qu'ils n'ont pas besoin d'aide mais que tu retrouve quelques minutes après à observer une boîte de lampions, overte sur le sol, d'un air d'incompréhension totale. Et qui te regardent comme la sauveuse de l'humanité quand tu leur demande, encore, s'ils en ont finalement besoin, d'aide.
Il y a les cool, ceux qui sont super friendly, qui viennent pour rien en particulier mais ressortent avec les bras pleins de paquets sans que la vendeuse ait besoin d'insister tant que ça.
Il y a les secs et pas fins, qui ne te répondent pas quand tu leur dit bonjour, qui font un tour rapide du magasin et ressortent aussi vite. Genre, tu te demande pourquoi ils sont même entrés...
Il y a les unilingues qui sont pas foutus de savoir deux mots de français.
Il y a les soumis, généralement des vieux monsieurs, qui se laissent convaincre par la vendeuse mais, au moment de payer, se font rabrouer par leur femme et n'achètent rien, finalement.
Il y a les vieux monsieurs qui font des blagues étranges et me laissent plutôt démunie.
Et il y a les bizarres. Ceux qui te répondent «non je n'ai besoin de rien» quand tu leur dit bonjour. Ceux qui achètent des trucs immondes de quétainerie. Ceux qui ont une apparence... particulière. Genre, le monsieur aujourd'hui qui ressemblait à un nain de jardin, plus grand et sans barbe. Ou la madame, oh mon dieu, qui avait 60-70 ans et tellement de maquillage que ça en faisait peur. (Du rouge à lèvre rose Barbie à 60 ans, merde!) Ou bien des trooop bizarres, comme le monsieur qui me demande si on a ça, ici, des épilateurs à face. Gnii?!
19:32 Publié dans Le royaume des cossins quétaines | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 03 octobre 2008
Où on overdose de responsabilités
Ciel, j'ai été promue. Après seulement un trois heures de boulot.
Horreur.
Enfin, le contexte est un peu compliqué et il implique des gens et des situations de travail personnelles, alors je n'expliquerai pas ça de long en large. Mais, ça fait que maintenant, plutôt que d'être une simple employée, toute nouvelle dans le domaine de la vente et encore à essayer de comprendre le fonctionnement de la diabolique caisse, je suis l'honorable «troisième clé». Ça, ça veut dire que, si je suis la seule «responsable» à la fermeture... ben, je dois fermer la caisse. Merde! Je ne sais même pas encore comment faire un remboursement et je dois fermer la caisse? Genre, le truc le plus important de la fichue journée!
Trop trop trop de responsabilités. >< Stress.
Enfin, j'ai appris ça aujourd'hui, alors peut-être qu'en laissant reposer la nouvelle un peu pendant la joyeuse fin de semaine de congé, ça ira mieux lundi.
Mais bon, je pense que ce qui m'aurait vraiment fait plaisir, c'est d'avoir été consultée plutôt que d'avoir été catapultée comme ça alors que j'étais encore en train de digérer l'apprentissage du dur métier de prédateur vendeuse.
Je dois quand même avouer que c'était pas trop mal tout ça. Je veux dire, travailler comme vendeuse. Si on oublie le mal de pieds carabiné. (Bah, après 9 heures debout, je suppose que c'est normal...)
J'ai découvert que je suis nulle pour le choix de sac. Je le prends toujours trop petit ou trop grand.
Quand je me fais «voler» une vente, un monstre éveille toute sa fureur en moi. Ça ne paraît pas de l'extérieur, mais je bouillonne. Ce qui est un peu débile, quand on y pense. Le pire, c'était avec cette autre cliente qui décourageait des gens d'acheter une raclette anti-adhésive (le seul genre que nous avons en magasin). Le monstre en moi était littéralement en train de lui dévorer les entrailles.
J'ai trouvé dans l'arrière-boutique un ensemble salière/poivrière en forme de lapins de Pâques. Trooop quétaine, mais je les veux, c'est tellement drôle.
La politique stupide de la compagnie en matière de vente: au moins trois items par vente avec une moyenne minimale de 25$ au total. Depuis, je me demande si il y a des trucs comme ça dans tous les magasins. Et je me dis que chez Smart Set ou chez Simons, voire dans les librairies, les vendeuses doivent être contente avec moi. (Parlant de librairie, j'y ai trouvé le plus joli sac d'emplettes du monde, rose avec dessus des patates déguisées en ptites madames. Kawaii!)
Et euh... je continuerai plus tard. Là, je suis fatiguée.
23:25 Publié dans Le royaume des cossins quétaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 28 septembre 2008
Où on inaugure une nouvelle catégorie
Honte à moi. ><
Je m'étais bien juré que je ne dépenserais plus pour moi d'ici Noël et voilà que, sur un incroyable coup de tête, je m'achète cette ravissante paire de bottes lacées à talons pas trop hauts. (Évidemment, la paire lacée simili punk/goth au look armée, qui était moins cher, n'existait plus dans ma taille...je ne pourrai décidément jamais réaliser ce rêve.)
Mais.
C'est que, voyez-vous, quand je les ai vues et suis tombée amoureuse, je me suis dit: «Bon, d'accord, si je suis prise pour travailler au Stokes, je les achète.» Eh oui, toute la fin de semaine j'ai bien fait circuler mon acide lactique et me suis ruiné le dos et les genoux à monter le magasin de mon nouvel employeur. En plus, les doigts pleins d'écorchures et d'ampoules, en plus d'avoir les mains abominablement sèches. Je me devais bien ce petit cadeau lorsque j'ai appris qu'en échange d'une rétribution minimale, j'allais travailler là toute la semaine jusqu'au mois de janvier.
Détrompez-vous, je suis ravie. C'est là une source de joie. D'abord, c'est le premier foutu magasin à m'engager malgré la malédiction du manque d'expérience en vente. Ensuite, hormis quelques ptites boss des bécosses, les autres possibles futurs employés étaient plutôt sympa. Et, enfin, ce truc va être une source infinie d'idées de cadeaux de Noël en rabais. C'est parfait, donc!
(En plus, travailler signifie argent à gagner pour voyager ET pour futur appart. Youhou!)
J'ai quand même mal aux doigts.
18:03 Publié dans Le royaume des cossins quétaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






