vendredi, 25 avril 2008

Où le premier pas est passé

Eh ben voilà, fini!

 

J'entrerai plus dans les détails dans une autre note, quand j'aurai plus de temps. Mais disons que cette fin d'année scolaire-ci est moins triste que les deux précédentes.

 

 

Je me demande à quel point c'est positif, ça. 

vendredi, 21 mars 2008

Où, miracle, on travaille

Pour la première fois depuis le début de l’université pour ma petite personne, j’ai pu tester (que dis-je! je teste en ce moment précis) les avantages de m’être conditionnée au goût du thé depuis septembre.

Théïne et diurétique, sans compter la petite cuiller de sucre, parfait contre l’attrait de la position horizontale.

 

English Breakfast, mon amour...

 

EDIT: 3h15, travail terminé. Mon cerveau ne fonctionne plus désormais qu'avec les mots grammaire, syntaxe, lexèmes et phonétique. Je ferais mieux d'aller me coucher, je crois, car la vie semble avoir perdu tout sens poétique.

Étrange comme il peut être sympa de veiller tôt tard dans un bar ou dans un club avec des amis, mais totalement atroce et exigeant lorsque c'est pour l'école.

En plus, je meurs de faim.

 

Stupide faim de 3h, ah si je pouvais me trouver à Montréal en train de manger de la pizza! 

mercredi, 12 mars 2008

Où les mauvais choix nous reviennent en plein visage

Après ma merveilleuse semaine à Flashwood, après le trajet de retour désastreux vers Sherbrooke, après des aventures dentaires pas très joyeuses, il y a eu la décision de Julien de laisser tomber le programme après cette session-ci, pour aller en études anglaises.

Dans ma tête, il y a eu comme un raz-de-marée.

 

J’en avais vaguement parlé ici il y a quelques mois. Si ce n’avait été de Marvin et de mon damné orgueil, je me serais inscrite en Lettres et sciences humaines à l’UdeM. Ben, maintenant, je regrette un peu de ne pas l’avoir fait.

 

J’aime beaucoup mon programme ici, détrompez-vous. Sans compter que l’éloignement m’a permis d’avoir de meilleurs rapports avec mi madre. Mais. Je m’ennuie de la maison.

J’avais peur que Sherbrooke soit devenu chez moi. Une semaine m’a prouvé le contraire. C’est con, je nostalgise même à propos de ma TRAM!

 

Et puis là, rien que pour voir, je suis allée vérifier la liste des cours du programme à l’UdeM.

J’en pleurerais, tellement ça a l’air merveilleux.

Sauf que bon, j’ai commencé un bacc à l’UdeS, je vais terminer mon bacc à l’UdeS. Ne serait-ce que parce que je doute fort que Madame Mère apprécie un retour (et un retard d’un an) de la sorte. Et puis, ça fait tellement puéril de revenir la queue entre les jambes après être partie!

 

Et je vais continuer de soupirer devant ma stupidité et mon orgueil mal placé en écoutant Bones…

mardi, 26 février 2008

Où on a les mains sèches

Aujourd'hui, après la remise de tous mes travaux d'art en 2D (d'ailleurs, la vie vient encore de me donner une raison de ne pas aimer dessiner/peindre sur des grand formats, c'est atroce à transporter!), on a joué dans la boue.

Bon, ce n'était pas de la boue à proprement parler, c'était plutôt de l'argile. Mais.

Puisque la prof n'avait pas reçu sa commande à temps, nous avions une quantité limitée d'argile à notre disposition. Enfin, je dis limitée, mais pour la petite moi qui est habituée aux quantités ultra restreintes que les maigres budgets d'art nous permettaient au secondaire et au cégep, je trouvais que j'en avais une quantité tout à fait respectable. Mais bon, cette prof a constamment des idées de grandeur.

Donc, ladite prof a consacré ce cours au «faites ce que vous voulez, ça comptera pas». Du coup, toute pleine d'une nostalgie débile, je me suis lancée dans le façonnage d'une Vénus de Willendorf. Souvenirs, souvenirs. Évidemment, étant toute seule, je ne pouvais pas partager tout ça avec quelqu'un. J'aurais aimé avoir Joanie ou Sinji avec moi...

Le résultat a été, je dois le dire, plutôt satisfaisant, pour un truc façonné en moins de 2 heures par une fille qui déteste travailler le 3D. En plus, par miracle, je suis parvenue à l'équilibrer assez pour pouvoir la faire tenir, elle et son gros derrière, toute seule. Ensuite, avant la remise de ma motte d'argile à la prof, j'ai pris des photos pour m'en souvenir. La prof m'a proposé de la garder, croyant peut-être que j'étais trop triste de m'en séparer. Je n'ai pas osé lui avouer que j'en ai déjà une chez moi...

Du coup, là, j'ai les mains sèches. Qui a dit que la boue est bénéfique pour la peau?!

 

Sinon, dans un autre ordre d'idées, j'en ai marre de l'hiver. Je veux du gazon! Et du soleil, et des juuupes. Même si je sais qu'il est un peu tôt pour mon combat à mort annuel contre Bad Winter.

Raaah... 

mardi, 19 février 2008

Où on est de la visite... et c'est moche

En fin de semaine, je suis retournée à Flashwood.

Je m’y suis sentie comme de la visite, en gros.

 

Ma mère et Sunshine ont maintenant une routine de vaisselle qui m’exclut. Je suis aussi plus ou moins à l’abris des remontrances maternelles quant à l’urgence de ranger ma chambre. Et pour cause! Tout ce qu’il y a, c’est de la poussière. Il ne m’y reste plus une seule jolie petite culotte.

Il y a du moisi d’humidité qui a poussé sur mes brosses à dents.

Maintenant, ma musique, mes favoris bien rangés, ils sont dans Rosalind, chez papa. À Sherbrooke.

Je n’ai pas vu Matt depuis six mois bien comptés!

 

Bref instant d’horreur : samedi, il m’a fallu une minute d’intense réflexion pour me souvenir d’où est rangé le saran-rap.

Mon assiette de bébé, ma jolie assiette adorée servait à contenir un restant de melon, dans le frigo du sous-sol. Et était traitée sans ménagement –avec un gros couteau- par cet idiot de Marvin.

 

Ma soeur s’est arrangée pour me rappeler toutes les deux heures ma cruauté d’être partie loin.

 

Pourtant, en arrivant en vue du pont Champlain, vendredi après-midi, avec la vue du centre-ville que j’aime tout particulièrement, j’avais l’envie irrésistible de me lever, d’ouvrir grand les bras et de crier «Je t’aime Montréal!». Et c’est vrai, j’aime Montréal. Malgré tout ses défauts, j’aime aussi Flashwood.

 

Sauf que je commence aussi à me sentir chez moi à Sherbrooke, pour vrai. J’aime cette ville. Sauf que ça me terrifie.

 

Après tout, Sherbrooke, pour moi, ce n’était qu’un moyen pas trop cher de fuir mon dégoût de Marvin, d’échapper à la relation up-and-down que j’ai avec Madame Mère. De satisfaire ce besoin un peu débile de changemant que j’ai à chaque changement de niveau scolaire. Aller à l’U à Montréal me paraîssait comme aller à Lionel-Groulx au cégep. J’ai toujours bien aimé Lionel-Groulx, mais c’était trop facile, y aller. Il y aurait eu tous ces gens que je connaissais déjà, ces lieux que j’avais vu mille fois.

Un peu avant Noël, j’ai regretté de n’être pas allée à l’UdeM, je le regrette encore.

D’un autre côté, j’aime vraiment mon programme. Je n’aurais jamais eu la chance d’avoir FL comme prof, ce qui est une expérience que tous les humains de la Terre devraient vivre un jour, tellement c’est LE meilleur prof que j’aie eu de ma vie. J’aime les blagues échangées avec Tania dans les cours. J’aime les conversations ponctuées de «moi aussi!» avec Juliane. L’ironie déstabilisante (bon, okay, je suis très facilement déstabilisée par l’ironie en général) de Julien.

J’aime passer plus de temps avec ma grand-mère-adorée-qui-est-une-sainte. Et, égoïstement, profiter parfois de ses tartes maison... J’aime aussi le fait que mon père me laisse pratiquement lui parler comme à un égal. Malgré toute la longue liste de ses défauts.

Mais.

J’ai peur qu’en revenant à la fin de mon bac, pour ma maîtrise, je ne sois définitivement devenue une étrangère. De tout devoir recommencer à zéro à cause d’une décision prise sur un coup de tête à la fin de mon cégep, dans un élan de j’en-ai-marrisme.

Je regrette les cours d’anthropologie que j’aurais pu avoir. La satisfaction que cette matière m’apporte. (En attendant, je bave d’envie en regardant Bones ou des documentaires historiques...)

Je regrette de ne pas avoir la possibilité –rien que la possibilité- de voir Nathan toutes les semaines. De voir tout le monde. Sinji, Matt, Zoé, les (ex-)premières années du cégep.

Avec tout cet appui inconscient, aurais-je pu éviter de devenir cette horrible asociale que je suis présentement?

 

Au cégep, il y avait le Sortilège pour m’empêcher définitivement de regretter quoi que ce soit. Je me disais «t’as bien fait, ma grande, regarde où tu es maintenant!».

Ajourd’hui, j’ai des petits doutes. Est-ce que la satisfaction scolaire et les amitiés que j’ai pu (enfin!) trouver ici valent ce que j’ai laissé derrière? Arf, c’est terrible de même penser à ça! D’un autre côté, j’aurais l’impression (débile) de trahir mes amis si je ne les regrettais pas ou presque pas.

 

Évidemment, puisque j’ai commencé, je vais terminer. C’est la moindre des choses.

Reste quand même le petit doute... pour l’instant.

mardi, 05 février 2008

Où on se cache derrière les jupes de maman

Au fond, je ne suis qu’une petite fille craintive et timide.

Au cégep, je croyais naïvement m’être améliorée sur le plan de l’extravertisme. Après tout, j’avais bien été capable de traverser le collège pieds nus, un immense sac poubelle plein de peinture sur le dos, en continuant de faire des blagues malgré les regards bêtes. En les ignorant!

En arrivant à l’U, je me suis trouvée dans l’incapacité totale d’aborder les gens. J’avais les cheveux roses, okay, mais je ne me suis pas montrée à la heuteur de leur éclat. Merde, mes cheveux étaient moins timides que moi! Exit la belle assurance, exit les blagues. Retour en pompes des regards bêtes. (Et ce n’est pas faute d’avoir la théorie extravertiste dans la tête!)

 

Et puis, j’ai revu Nathan. Avec lui, de nouveau la sensation de pouvoir me foutre du reste du monde. De pouvoir en rire plutôt que de faire rire de moi.

Je ne parle même pas de comment c’était avec Gwen! (Même si, comparativement à elle, j’ai toujours l’air d’une fifille cachée derrière les jupes de sa mère...)

 

Je suis une sale suiveuse. Laissée à moi-même, je suis complètement perdue, mon seul réflexe est de me cacher dans ma carapace comme une tortue qui attend que le soleil entre pour en sortir.

Quand j’ai lu le dernier «Quatre filles et un jeans» (je sais, honte à moi), je me suis clairement retrouvée dans le personnage de Carmen. Dont la personnalité originale et joyeuse se trouve effacée au moment où elle est loin de ses amies.

J’ai honte de ça, j’ai honte d’être une bonne à rien incapable de socialiser. J’ai honte de ne pas arriver à me souvenir de mon entrée au cégep. Comment avais-je fait déjà?

Ah oui, il y avait Sinji et Joanie. Voilà.

Et puis, j’étais encore dans l’euphorie de quitter le secondaire. Ici, je suis arrivée avec la nostalgie de quitter le cégep. Ça doit compter.

 

Maintenant, je suis tellement prise derrière ma tapisserie que j’imagine mal comment m’en débarasser.

Où on se sent nulle

Peut-être que la raison pour laquelle je n’écris plus n’est pas un manque d’inspiration. Je dois me l’avouer, depuis mon arrivée en littérature –et à l’université en général- je souffre d’un incroyable complexe d’infériorité. Sur le plan scolaire et intellectuel, on s’entend. Car je n’ose même pas aborder le sujet de la confiance en soi en public! Le bilan serait beaucoup trop catastrophique. Enfin.

Je suis effarée face à ce qu’il me faudrait lire pour arriver au niveau des références littéraires de mes profs et de certains autres étudiants. Même de Gwen!

C’est un peu la même chose avec l’écriture. J’ai lu un peu ce que d’autres ont écrit, et c’était bon! En tout cas, meilleur, je trouve, que ce que moi j’écris.

Par chance, mon complexe d’infériorité par rapport aux évaluations scolaires a quelque peu diminué en recevant mon bulletin et en le comparant à d’autres. Si je ne suis pas la meilleure, je suis quand même au-dessus de la moyenne.

La seule chose dans laquelle je me sens bonne (pas excellente, on s’entend), c’est le dessin. Pare que la seule autre qui dessine, Juliane, est plus ou moins au même niveau que moi, ce qui est très rassurant. J’ai eu des compliments –de la part d’autres étudiants et de profs- sur mes dessins. Alors que me textes ne reçoivent même pas un petit commentaire! Ça sonne comme «c’est mauvais, mais elle fait trop pitié, on lui dira pas».

 

Du coup, je me concentre sur les résultats faciles, peut-être pour, inconsciemment, sauver ce qu’il me reste d’amour-propre.

Parce que ça me manque, me sentir brillante.

 

 

(En plus, cette note est affreusement mal écrite.)

mardi, 15 janvier 2008

Où on est fière de soi

Ha.

Certains pourraient croire que, puisque je ne suis qu'en littérature et prends ce cours d'art pour mon seul plaisir, je ne serais certainement pas aussi bonne que des étudiants en arts visuels qui prennent ça très au sérieux.

Ha!

 

Aujourd'hui (see the pride on my face), la prof a pris un de mes croquis en exemple. Même que quelqu'un a demandé qui l'avait dessiné, d'un ton impressionné. 

Des jours comme ça, je peux croire que la vie n'est pas qu'une salope.

Ha! 

PS: Photos suivront un jour sur la Moon bédé. D'ailleurs, j'espère que vous n'avez pas oublié que, puisque je poste mes dessins à la date où ils ont été dessinés, on dirait parfois que je n'ai pas actualisé même si je l'ai fait! (Et puis, faire rouler un peu la roulette de la souris vous fera brûler des calories, alors c'est parfait!) 

lundi, 17 décembre 2007

Où on est incorrigible

À voir mes méthodes d'étude, je crois que je devrais logiquement avoir été jetée hors du système scolaire depuis des années.

Le jour même de la remise, je commence un travail de 10 pages. Jour de la remise qui avait été déjà reporté d'une semaine.

 

Il y a un Dieu de la procrastination. 

vendredi, 14 décembre 2007

Où on a l'air blonde

Comment se sentir particulièrement stupide, par Moon.

 

Encore à moitié sous le choc post-traumatique de fin d’examen et à moitié sous l’euphorie causée par cette belle neige dehors, je remets mon cahier d’examen à FL, en chuchotant un joyeux «Bon temps des fêtes!». Puis, je sors d’un pas soulagé (enfin, cet horrible cours est terminé!), pour me faire rattraper par le prof, qui sort sa tête de la classe et me lance «C’est gentil, Moon, mais tu n’oublies pas qu’il y a un examen la semaine prochaine!».

Aussitôt, la honte s’abat sur moi.

 

C’est que, voyez-vous, j’ai FL dans deux cours. Dont un aura l’examen final la semaine prochaine. Je n’avais pas oublié, mais j’avais tellement en tête la fin de ce cours-ci que j’en ai oublié le lien entre les deux.

Ça ne me dérange pas de faire ma blonde devant des amis, mais devant son prof favori, c’est un peu moins agréable.

 

J’espère au moins qu’il ne me prend pas trop pour une cruche.

 

Il y a des fois, comme ça, qui n’ont l’air de rien et qui sont tellement humiliantes…

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